La méduse tentaculaire

Même pas peur.

Au large de l’Australie, un océanographe repère une méduse gigantesque, plus de 10 mètres de long. Quelle déception ! De loin il l’avait prise pour Méduse en personne, la grecque, la maman de Pégase le cheval ailé. Vous la remettez ? Une figure sidérante, yeux exorbités, crocs acérés, langue pendante, la chevelure pleine de serpents. A sa place une cloche de la famille Siphonophore, une siphonnée sans cervelle sous l’emprise de pulsions urticantes. Rien pour compenser la déconvenue. Le long de la côte pas l’ombre d’une sirène décrépie attendant Ulysse. A l’horizon pas un radeau en vue, Géricault n’en finit pas de finir son tableau. Sous les eaux à vingt mille lieues, pas de sous-marin, Jules Verne est encore de la terre à la lune. Dépité l’océanographe est rentré chez lui laissant la méduse siphonnée rechercher désespérément son monstre à deux pattes.

 

 

spacer

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.