Des limites à l’abus

Trop c’est trop.

Un honorable économiste de la Banque mondiale dénonce l’emploi abusif de la conjonction de coordination « et ». Et de s’insurger. Les et seraient superfétatoires, et je t’en rajoute, et puis, et encore, et je t’en remets une couche, et je te tourne autour du pot au point d’embrouiller tout son monde. Ainsi deux fois deux font clairement quatre. Mais deux et deux ? Une belotte (rebelote) ? Un quatuor (à cordes) ? Un quarté de chevaux (gagnant) ? Un taux d’intérêts attractif (perdu) ? De quoi rester dans l’expectative. Inadmissible en matière économique et financière où doit régner la transparence la plus absolue ! En conséquence l’honorable se propose de censurer tout texte comportant plus de 2,6% de « et ». A ce compte là, 1/0,026, vous avez droit à un « et » tous les 38,4615384615 mots et surtout pas un de plus. Exécution.

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